Comment construire et sécuriser un escalier en bois

Quand on choisit un escalier en bois pour sa maison, l’esthétique est importante mais ne doit pas se faire au détriment de certaines règles de sécurité.

Un mauvais dimensionnement, un revêtement de marches brillant mais glissant, l’absence de rampe ou main courante sont autant de facteurs pouvant entrainer des chutes. C’est plus particulièrement vrai pour les très jeunes enfants ou les seniors dont les trois-quarts des chutes ont lieu au domicile. Plus d’informations sur la construction de maison en bois pour senior.

Pour limiter les risques d’accident, il faut respecter des normes de pente, de dimension des marches et de hauteur de l’échappée (la distance verticale entre les marches et le plafond).

Les normes de pente et la forme d’un escalier

La pente d’un escalier est le rapport entre sa hauteur et sa longueur. Pour un escalier extérieur, elle sera de 18° à 25° alors que pour un escalier intérieur, elle sera de 25° à 40°. Dans le cas d’un escalier de cave, on pourra atteindre les 45° de pente.

La taille et la position de la trémie (le trou ouvert dans le plancher de l’étage supérieur) déterminent le type d’escalier : une trémie de grande taille et rectangulaire acceptera des escaliers droit ou à quart tournant alors qu’une trémie de taille moyenne imposera un escalier à deux quarts tournants. Pour les petites trémies de forme carrée ou ronde, on optera pour un escalier en colimaçon ou hélicoïdal.
Attention : on ne doit jamais avoir de porte ouvrant directement sur la trémie de la cage d’escalier.

Le dimensionnement des marches de votre escalier

Bien dimensionner les marches de l’escalier est fondamental pour le confort d’usage et la sécurité de ses utilisateurs. Pour cela, on utilise une règle établie au 17ème siècle par l’architecte et urbaniste Jean-François Blondel : deux fois la hauteur de la marche + une fois la largeur/profondeur de la marche est égal à 63cm.
Exemple d’escalier idéal avec une hauteur de marche de 17cm et une profondeur de 29cm : (2 * 17) + 29 = 63.

Autre règle à respecter, la régularité des marches : il ne faut pas plus de 1cm d’écart entre la hauteur des marches afin d’éviter les chutes.
Pour empêcher que les pieds glissent ou se bloquent entre les marches, on utilisera systématiquement des contremarches verticales : on ne pourra pas « voir à travers » les marches. Les contremarches éviteront également la chute d’objets au travers de l’escalier et faciliteront son nettoyage sans que la poussière glisse entre les marches et s’accumulent sous l’escalier.

Quelle est la forme d’escalier la plus confortable ?

L’escalier droit et sans tournant est le plus confortable à l’usage en raison de la régularité des formes et hauteur de marche.
L’escalier à quart tournant offre moins de confort qu’un escalier droit mais son encombrement moindre permet de dégager plus de surface au sol, autant au rez-de-chaussée qu’à l’étage (trémie plus petite).
L’escalier en colimaçon est certes le moins confortable de tous mais ce n’est pas le plus risqué à l’usage, contrairement aux idées reçues : en effet, sa forme compacte diminue le risque de grande chute comme dans un escalier droit et vous avez plus de chance de vous rattraper facilement aux barreaux ou à sa rampe.

Si votre escalier est tournant, la forme et la taille des marches d’angle doivent être balancées pour qu’au long du virage, la largeur centrale de chaque marche (la zone où vous posez vos pieds) soit égale.

Dernier point déterminant pour la forme de l’escalier, la hauteur de l’échappée qui se calcule en mesurant la distance verticale entre le plafond et le giron des marches : elle ne doit pas être inférieure à 2m pour protéger la tête des occupants des risques de choc.

Les autres facteurs de sécurité d’un escalier

A l’étage supérieur, la trémie de l’escalier doit être protégée par un garde-corps qui empêche de chuter dans le vide.
A l’intérieur de l’escalier, coté mur, une main-courante doit être continue tout au long de la montée. Coté vide, prévoir une rampe de 90cm de haut minimum avec des barreaux dont l’écartement ne dépassera pas les 11cm pour éviter qu’un enfant s’y coince la tête.
Si vous avez des enfants en bas âge, il faut équiper les accès bas et haut de l’escalier avec une barrière de sécurité.

Le revêtement des marches doit être anti-dérapant, y compris avec des chaussures mouillées ou même en chaussettes.

Enfin pensez à l’éclairage de votre escalier : il doit être régulier et sans risque d’éblouissement. De plus, il faudra un interrupteur à chaque étage. Pour une sécurité maximale pour les seniors ou personnes souffrant de troubles visuels, vous pouvez équiper vos bords de marche (également appelé « nez de marche ») de bandeau lumineux.

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